Tous les articles par Nicole Matthey

« Le grand fleuve Amour »
de Leta Semadeni

Paris :  Ed. Zulma, [2025]. 195 p.

Par petites touches, dans le désordre, nous partageons la vie d’Olga : l’enfance chez la grand-mère, les moments avec Radu son amour-voyageur, la maison près de la rivière et des mélèzes, la beauté des saisons, les bavardages avec la voisine de la maison jaune….
Et un tableau émerge, fait de poésie, de douceur et de vie. Une belle écriture, qui se déguste !
Françoise

« La Simone »
de Adrien Rupp

Lausanne : La Veilleuse, 2026. 115 pages
La Simone, de Adrien Rupp
Un petit fils raconte l’histoire de ses grands-parents quelque part en Suisse. Simone, jeune fille pendant la guerre, devient une grand-mère qui représente la sagesse populaire, avec du temps pour la lenteur et l’émerveillement. Bien loin de la fureur et de la vitesse de la vie actuelle.
Une histoire simple et pleine de tendresse, un magnifique hommage à la mémoire familiale. J’ai adoré.
Simone

« Viens Elie »
de Jonas Sollberger

Paris : Les Editions de Minuit, 2026. 135 pages
Viens Elie
Elie doit se rendre demain au recrutement militaire, ce qu’il redoute par-dessus tout. Mais Moïse, l’oiseau d’Elie, a disparu dans la forêt qui borde leur maison, et ce dernier, va le rechercher assidûment malgré la nuit qui tombe, sa peur de l’obscurité, et les appels répétés de sa sœur et de ses parents pour qu’il rentre. Ce qu’Elie refuse, car il n’abandonnera pas Moïse.
Quelle magnifique découverte que ce premier roman que j’ai lu d’une traite, presque sans respirer, tant le texte m’a saisie.
Lucie

« Hors champ »
de Marie-Hélène Lafon

Paris : Buchet /Chastel, 2026. 169 p.

Claire et Gilles ont passé leur jeunesse dans la ferme familiale élevés « à la dure » par des parents autoritaires, allant jusqu’à la violence psychique et physique. La sœur a pu s’y soustraire en allant étudier puis travailler à Paris. Quant au frère, il a dû, sans l’avoir choisi, devenir paysan et reprendre le domaine.
En 10 chapitres, l’auteure nous raconte 50 ans de leur vie, en alternant les points de vue de Claire et de Gilles.
Avec son style si net, précis, percutant, bouleversant, Marie-Hélène Lafon nous décrit la pénibilité du monde paysan et la détresse qui peut en découler. C’est un texte magnifique qui vous « habitera » longtemps après avoir refermé le livre.
Lucie

« Le Barman du Ritz »
de Philippe Collin

Paris : Albin Michel, 2024 / Le Livre de Poche, 2026. 480 p.
Le Barman du Ritz
L’histoire d’un barman de l’Hôtel Ritz à Paris en juin 1940, quand les Allemands entrent dans la capitale française. Il résiste tout en gardant son idéalisme et son travail, mais fait des courbettes ou collabore et aide en cas de besoin.
Livre passionnant sur l’histoire d’un homme qui a connu des personnages hauts en couleurs, tout en cachant son lourd secret. Passionnant et brillant.
Anne-Marie

 

« Le Jardinier et la mort »
de Guéorgui Gospodinov

Paris : Gallimard, 2025. 229 p.
Le Jardinier et la mort
Un vieil homme, qui a connu le passé communiste de la Bulgarie, se meurt. Il est tout à son jardin qu’il cultive avec amour et dont il sait communiquer toute la beauté. Son fils, écrivain, l’accompagne et nous fait vivre cette période de séparation, mais aussi de rapprochement, d’amour filial et d’évocation du passé.
La mort est approchée avec délicatesse, la tristesse côtoie les souvenirs de joie, de rires, du passage des saisons dans le jardin… Une belle et paisible lecture.
Françoise

« Rousse », ou « Les beaux habitants de l’univers »
de Denis Infante

Auch : Tristram Points, 2024. 132 p.
Rousse, ou Les beaux habitants de l'univers
Rousse, jeune renarde curieuse et courageuse, décide de quitter la forêt qu’elle connaissait, devenue inhospitalière, et de partir à la recherche de terres encore vivantes. Au cours de son voyage, véritable odyssée, elle rencontre d’autres espèces et la beauté revient…
Une jolie fable portant l’espoir d’un monde d’après…
Françoise

« Et si les arbres pouvaient parler ? »
de Fanny Guichard

Avec Csil (illustrations) et Chloé Cohen (photographies)
Lausanne : La Veilleuse, 2025. 95 pages
Et si les arbres pouvaient parler ?
Ce beau livre nous parle des arbres pour nous convier à une douce révolution : ne plus considérer notre environnement comme un simple décor, mais comme une relation à cultiver. Il s’agit de prendre le temps de revivifier nos facultés d’émerveillement et d’éprouver de l’empathie. Tous les êtres vivants, animaux, plantes, humains, sommes interdépendants et engagés dans un seul et même monde… dont il s’agit de prendre soin.
Nicole

« La Petite Bonne »
de Bérénice Pichat

Paris : Les Avrils, 2024. 266 pages
La Petite Bonne
Dans les années 1930, une domestique travaille dans une maison bourgeoise. Le temps d’un week-end, elle se retrouve seule avec Monsieur, ancien pianiste, gueule cassée de la bataille de la Somme, alors que Madame part prendre l’air à la campagne.
Un magnifique et bouleversant huis-clos qui vous accompagnera longtemps.
Lucie